{"id":15077,"date":"2022-12-16T19:21:00","date_gmt":"2022-12-16T18:21:00","guid":{"rendered":"http:\/\/resapac.org\/?p=15077"},"modified":"2023-05-29T21:13:32","modified_gmt":"2023-05-29T19:13:32","slug":"agroecologie-manger-bio-cest-possible","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/resapac.org\/?p=15077","title":{"rendered":"Agro\u00e9cologie : Manger bio, c\u2019est possible"},"content":{"rendered":"\n<p>Pour faciliter l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces produits agricoles naturels, producteurs, vendeurs et consommateurs se sont r\u00e9unis au sein du RESAPAC. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Objectif : <\/strong>faire en sorte que les producteurs soient directement en contact avec les clients pour \u00e9viter les sp\u00e9culations.<br><br>Il est 11 heures, le soleil s\u2019est lev\u00e9, laissant place \u00e0 un ciel brillant. La porte de la villa de LEA  est ouverte pour la vente de condiments au march\u00e9 \u00abSugu Horon\u00bb, sis \u00e0 l\u2019Hippodrome en Commune III du District de Bamako.<br><br><strong>Mariam<\/strong>, vendeuse et transformatrice, se tient d\u00e9bout devant une table sur laquelle sont \u00e9tal\u00e9s bouteilles et sachets remplis de produits transform\u00e9s. En face d\u2019elle, de grands paniers de tomates, de papayes, de salade, d\u2019oignons\u2026 meublent le d\u00e9cor.<br><br>Les producteurs de ces l\u00e9gumes sont organis\u00e9s au sein d\u2019un r\u00e9seau appel\u00e9 R\u00e9seau solidaire en agro\u00e9cologie paysanne citoyenne (RESAPAC). Ils sont regroup\u00e9s en trois cat\u00e9gories d\u2019acteurs, \u00e0 savoir les producteurs agro\u00e9cologiques, les transformateurs des produits agro\u00e9cologiques et les consommateurs.<br><br>Ce r\u00e9seautage, qui cr\u00e9e un cercle vertueux, est la formule trouv\u00e9e par eux pour promouvoir l\u2019agro\u00e9cologie. Selon la charg\u00e9e de communication du RESAPAC, cette solidarit\u00e9 est la meilleure fa\u00e7on de faire la promotion de l\u2019agro\u00e9cologie pour que tout le monde s\u2019engage \u00e0 participer \u00e0 cette synergie pour son bon fonctionnement. \u00abAcheter dans les sup\u00e9rettes, des produits qui viennent d\u2019Europe n\u2019a pas beaucoup d\u2019avantages pour le Mali\u00bb, constate <strong>H\u00e9l\u00e8ne N\u2019Diaye<\/strong>.<br><br>Et pour que les produits soient abordables, le R\u00e9seau fait en sorte que les producteurs soient directement en contact avec les clients. Les \u00abinterm\u00e9diaires\u00bb sont ainsi donc \u00abcourt-circuit\u00e9s\u00bb, pour \u00e9viter les sp\u00e9culations. <strong>Sandrine Tembely<\/strong> est la pr\u00e9sidente du RESAPAC. En cette matin\u00e9e, elle fait le tour des \u00e9tals, \u00e9change avec les vendeurs pour s\u2019assurer que tout est en bon ordre. Elle v\u00e9rifie si tous les l\u00e9gumes sont sur place.<br><br>L\u2019ambition du r\u00e9seau, selon sa pr\u00e9sidente, est de cr\u00e9er des march\u00e9s partout \u00e0 Bamako. Et ce n\u2019est pas un v\u0153u pieux. En seulement quatre ann\u00e9es, le RESAPAC a r\u00e9alis\u00e9 cinq march\u00e9s o\u00f9 des producteurs vendent en direct. Ces march\u00e9s, situ\u00e9s notamment \u00e0 Magnambougou, Hippodrome, Baco-Djicoroni, sont ouverts les samedis de 10h \u00e0 14h. Le dernier march\u00e9 est virtuel, car les ventes se font en ligne via WhatsApp.<br><br>Le RESAPAC est un r\u00e9seau ouvert \u00e0 tous les producteurs agro\u00e9cologiques. Mais il faut r\u00e9pondre \u00e0 des crit\u00e8res pr\u00e9cis. \u00abPour \u00eatre s\u00fbr que c\u2019est de l\u2019agro\u00e9cologie, nous avons une \u00e9quipe d\u2019agronomes, des experts en la mati\u00e8re, qui \u00e9valuent les producteurs qui souhaitent devenir membres du RESAPAC\u00bb, explique <strong>Sandrine Tembely<\/strong>.<br><br>Ils se rendent sur le terrain pour contr\u00f4ler la qualit\u00e9 des produits, en v\u00e9rifiant notamment la pr\u00e9sence des pesticides et des engrais dans les plantes. Et s\u2019il s\u2019av\u00e8re que les produits du \u00abcandidat\u00bb ne r\u00e9pondent pas aux normes, l\u2019acc\u00e8s au r\u00e9seau lui est refus\u00e9 et les experts lui prodiguent alors des conseils. R\u00e9cemment, le RESAPAC a \u00abvalid\u00e9 son 38\u00e8me producteur\u00bb.<br><br>\u00c9VITER DE TOMBER MALADE &#8211; <strong>Sandrine Tembely<\/strong> le conc\u00e8de : Tout ce qui est \u00abbio\u00bb co\u00fbte cher. Mais, argumente-t-elle, \u00abmanger des produits bio \u00e9vite de tomber malade et de d\u00e9penser dans les m\u00e9dicaments\u00bb. Et d\u2019ajouter que les \u00abproduits bio sont des produits de saison et leurs prix ne changent pas parce qu\u2019il y a une f\u00eate quelconque\u00bb. Pour elle, un l\u00e9gume qui contient de l\u2019engrais n\u2019a \u00abpas de go\u00fbt et on est ainsi oblig\u00e9 d\u2019utiliser beaucoup de cube Maggy\u00bb.<br><br><strong>Abdoulaye Coulibaly<\/strong> est un \u00abproducteur bio\u00bb du village de Fanafi\u00e9 Koro dans la zone de Kambila. Depuis plusieurs ann\u00e9es, il produit des poivrons de la basilique, de la patate, des carottes, des m\u00e2ches, des papayes et des citrons.<br><br>\u00abJe voudrais que cette activit\u00e9 se d\u00e9veloppe plus, car c\u2019est une activit\u00e9 rentable mais qui demande beaucoup d\u2019efforts\u00bb, confie-t-il. Son souhait est que les autorit\u00e9s appuient tous les cultivateurs agro\u00e9cologiques afin d\u2019inciter au respect de la biodiversit\u00e9 et favoriser le retour aux cultures ancestrales. Un mardi du mois de d\u00e9cembre.<br>&#8230;<br>Fatoumata M. SIDIB\u00c9<br><br>Source : l\u2019Essor<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour faciliter l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces produits agricoles naturels, producteurs, vendeurs et consommateurs se sont r\u00e9unis au sein du RESAPAC. Objectif : faire en sorte que les producteurs soient directement en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":14694,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[40],"tags":[],"class_list":["post-15077","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-revue-de-presse"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/resapac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15077","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/resapac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/resapac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/resapac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/resapac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15077"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/resapac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15077\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15092,"href":"https:\/\/resapac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15077\/revisions\/15092"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/resapac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14694"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/resapac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15077"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/resapac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15077"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/resapac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15077"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}